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In memoriam Olivier de Coux
1968-2018


Olivier de Coux nous a quittés le 30 mars 2018. C’était un grand sculp­teur doublé d’un hom­me de cœur, chaleureux et enjoué, qui nous a caché la maladie fatale qui le rongeait jusqu’à la dernière minute.
     Son travail, largement re­connu en Belgique, n’a pas encore trouvé la place qu’il mérite auprès du public français.



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Louis Doucet
Subjectiles VIII – Essais critiques


Dans ce volume, comme dans les sept précédents, l’auteur revendique une critique subjective de créations plastiques de notre temps. Mais qu’est-ce que cela veut dire et n’y a-t-il pas, dans cette volonté un risque d’arbitraire qui pourrait dénaturer ou trahir les œuvres et la démarche de leurs auteurs ? Roland Barthes qui, dans le domaine littéraire, développait une approche similaire, nous éclaire sur ce point : « Le rapport de la critique à l’œuvre est celui d’un sens à une forme. Le critique ne peut prétendre traduire l’œuvre, notamment en plus clair, car il n’y a rien de plus clair que l’œuvre. Ce qu’il peut c’est engendrer un certain sens en le dérivant d’une forme qui est l’œuvre. »
         Les textes réunis dans ce volume résultent de la mise en œuvre d’une subjectivité systématisée et cultivée que l’auteur oppose aux discours formatés que l’on subit ad nauseam, ces innombrables critiques se voulant objectives, mais qui oubliant trop souvent tout, y compris l’œuvre, se réfèrent à des modèles qui, à force d’être ressassés et resservis à toutes les sauces, ont perdu toute pertinence et toute saveur. Ce sont donc des produits de langage, mais qui résultent d’un rapport presque amoureux – sensuel en tout cas – entre le critique et les œuvres, à la façon dont Barthes l’écrivait : « Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. » Ce qui est donc donné à lire ici, ce sont les effets de ces frottements de peau à peau entre deux subjectivités : celle du créateur et celle du critique…



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La photographie et ses dérives
10.11.18>22.12.18


Pour sa troisième exposition, l’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 propose un voyage dans l’univers de la création photographique, en empruntant des chemins de traverse. Sont présentés les travaux de huit photographes qui ont une pratique non conventionnelle de leur médium, qui le détournent de son usage habituel. Ce sont quelques-unes de ces dérives – en rien exhaustives – que le visiteur est invité à découvrir à travers des travaux dont la diversité devrait le surprendre et, nous l’espérons, l’enchanter.
     Roland Barthes a écrit, en 1977, au sujet du photographe Richard Avedon : « la photographie n’est ni une peinture, ni… une photographie ; elle est un Texte, c’est-à-dire une méditation complexe, extrêmement complexe, sur le sens. » Et, toujours en 1977, au sujet du travail de Daniel Boudinet : « La photo, c’est comme le mot : une forme qui veut tout de suite dire quelque chose. […] Rien à faire : je suis contraint d’aller au sens – du moins à un sens. »
      C’est la présence de ce sens qui nous a fait choisir les huit artistes dont les œuvres sont exposées. Chacun d’entre eux, à sa manière, réussit à arracher le médium photographique à son ghetto traditionnel de représentation prétendument objective de faits visuels, à en finir avec cette fatalité d’aliénation historique et sociale, pour, à l’instar des autres médiums plastiques, en faire un outil d’investigation et de remise en cause de notre monde. Pour reprendre les mots de Barthes : « il s’agit de produire – par une recherche difficile – un signifiant qui soit à la fois étranger à l’art (comme forme codée de la culture) et au naturel illusoire du référent. » Signifier plutôt que représenter…
      Les huit artistes que nous présentons illustrent un spectre très large des pratiques photographiques contemporaines, de cette recherche d’un sens qui nous interpelle, tant dans sa forme que dans son fond : photomontage et ironie (Pierre Duquoc), portraits mouvants (Loïc Jugue), proximité avec la sculpture (Alain Rivière-Lecœur), images indirectes (Laetitia Lesaffre), art urbain (Françoise Peslherbe), fusion avec un matériau industriel (Caroline Leite), ethno-anthropologie (Pauline Moukoukenoff), fabrication de monstres (Thibault Messac)…



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Espace d’art
Chaillioux Fresnes 94


L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 est un équipement communal de la ville de Fresnes hébergé dans le bâtiment qui accueille aussi l’école d’art(s) municipale. Il a vocation de présenter toutes les formes d’expression plastique contemporaine : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance… Il organise de 4 à 6 expositions annuelles, dans chacun de ses deux espaces.

L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 attache une importance essentielle à la médiation auprès de tous les publics, scolaires notamment, de Fresnes et du Val-de-Marne, en organisant des événements, conférences et visites commentées à destination de ces publics.

La programmation de l’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 et la promotion des événements qui y sont organisés sont assurés bénévolement par un comité consultatif composé comme suit :



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Charlotte Puertas
Journal de la Shéhé


Les œuvres de Charlotte Puertas sont peuplées de fantômes. Ceux de son enfance. Ceux de ses questionnements de créatrice. Ceux de son angoisse de participer à un monde dont elle a du mal à partager les non-valeurs. Artiste polymorphe, également à l’aise dans l’écriture, le dessin, la peinture, la céramique et la vidéo, elle fonde son travail sur des superpositions et des métamorphoses d’images, pratique qui s’enracine dans son expérience vidéographique.
     Son Journal de la Shéhé, rédigé comme un journal intime et illustré de ses visions du moment, est largement autobiographique. On peut y voir un moyen d’exorciser des visions qui la hantent, mais, tout ceci, sans narcissisme ni égotisme. Ce qu’elle écrit et dessine présente un caractère universel dans lequel tout lecteur attentif, comme dans un miroir aux reflets incertains, trouvera de quoi se remettre lui-même en question.



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Louis Doucet
Subjectiles VII – Essais critiques


Les temps sont durs pour les artistes plasticiens. Aux habituelles difficultés pour montrer leur travail se superposent, désormais, depuis quel­ques années, des manifestations de haine qui peuvent aller jusqu’à se traduire en sévices à l’encontre des créateurs ou de leurs œuvres.
     La passivité, l’égoïsme et/ou la lâcheté des personnes plus éduquées ou simplement sensibles à la création fait le reste… Il y a 2 400 ans, Thucydide, citoyen de la première démocratie de l’Histoire, protestait déjà : « Telle est la négligence que l’on apporte en général à rechercher la vérité, à laquelle on préfère les idées toutes faites. » Et, contre cette dangereuse paresse intellectuelle, il ajoutait : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Rien de nouveau sous le soleil, donc… Le problème est bien posé par le fondateur de la discipline historique. L’enjeu est celui de la liberté… De la liberté individuelle et collective.
     Les textes réunis dans ce septième volume d’essais critiques ont, comme les précédents, été écrits pour défendre cette liberté de créer et se battre afin de donner la possibilité, pour le plus grand nombre, d’accéder aux créations plastiques. Quel paradoxe, en effet, que celui de notre société qui tolère, favorise ou encourage une production artistique riche et diversifiée mais, dans le même moment, fait tout pour qu’elle ne soit pas montrée au grand public…



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Louis Doucet
Rhizomes – Pour en finir avec le roman


On raconte que les mourants, dans les ultimes instants de leur vie, revoient, en quelques secondes, les faits marquants de leur existence. Léonard, le héros de ce roman, meurt donc tous les matins, en attendant sa rame de métro, à la station Charles-De-Gaulle-Étoile.
     Rhizomes prend le contrepied de la forme romanesque traditionnelle, tout en respectant strictement la règle classique des trois unités : lieu, temps et action.
     Dans cette rêverie éveillée de quatre minutes, l’auteur essaie de retranscrire le foisonnement incontrôlé d’une pensée libérée de toute contrainte. Les images et les idées jaillissent, bourgeonnent, s’effacent, resurgissent, se télescopent… Elles prennent racine et se nourrissent dans le terreau fertile des souvenirs et de l’inconscient.
     Louis Doucet signe ici son premier roman. Tentative de sabotage d’un genre qu’il abhorre ou réduction de la forme à ses rouages essentiels ? Le lecteur en jugera…



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