Actualités   




Figures libres
13.09.19>26.10.19


Pour cette nouvelle exposition, nous avons fait appel à huit plasticiens qui, chacun à sa façon traite du corps humain, de la figure. Que ce soit en peinture, en sculpture, en dessin, en photographie ou en vidéo, chacun d’entre eux scrute avec acuité les profondeurs de la réalité humaine, au-delà de son aspect purement superficiel. Tous donnent ainsi tort à Paul Valéry quand il écrivait « ce qu’il y a de plus profond chez l’Homme, c’est la peau ».

Anne-Christine Roda et Ferdinand Boutard s’inscrivent dans la tradition de la peinture classique. Florence Vasseur et Nicolas Gasiorowski penchent vers l’expressionnisme. Laurence Morée-Paganon prend la posture d’une voyeuse. Anne Bothuon nous propose des mannequins réalistes et décomplexés. Brno Del Zou donne corps à ses photographies en leur conférant une troisième dimension. Patrick Dekeyser se met en scène dans des vidéos tendres et cruelles ou nous offre des dessins qui évoquent la vanité de toute action humaine.



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Formel/Informel
09.11.19>21.12.19


Nous voulions, depuis longtemps, organiser une exposition sur le thème de l’art abstrait contemporain pour montrer que, malgré un évident retour à la figuration, cette forme d’expression reste encore bien vivace et riche dans la diversité de ses modes et techniques. Nous avons choisi les œuvres de huit plasticiens, couvrant deux générations, pour montrer que ces artistes ne sont en rien des conservateurs ni des réactionnaires mais que chacun, à sa façon, innove, chamboule les conventions ou les redéfinit…
     Une des difficultés majeures a été de trouver un titre pour cette exposition. En effet, si la plupart des observateurs s’accordent assez facilement pour reconnaître qu’une œuvre est abstraite, cette notion reste très intuitive et formuler une définition précise de ce qu’est l’abstraction n’en demeure pas moins une gageure.



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Animalité
18.01.20>29.02.20


Les rapports, conflictuels ou apaisés, entre l’homme et l’animal sont aussi vieux que l’humanité. En témoignent les peintures pariétales de la préhistoire, les mythes des religions de l’ancienne Égypte et de la Grèce antique, la métempsychose de l’hindouisme, les écrits d’Ovide, les fables d’Ésope et de La Fontaine, la figure du Minotaure chez Picasso… pour ne citer que quelques exemples au fil des millénaires.

L’objectif de cette exposition n’est pas de faire un inventaire des relations entre l’homme et l’animal – ce qui nécessiterait des moyens et un espace infiniment plus grand que ceux de l’Espace d’art Chaillioux – mais, à travers les travaux de huit plasticiens, d’illustrer comment cette thématique reste très présente dans la création plastique contemporaine : métamorphoses, cruauté envers les animaux, ensauvagement de l’humain, répulsion et attraction de la fourrure, plongée psychanalytique, ambiguïtés, hybridations, cycle de la vie, totémisation… Il ne s’agit pas, ici, de traiter de la bestialité, mais de sonder la part d’animalité qui sommeille en chacun de nous.



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Louis Doucet
Subjectiles VIII – Essais critiques


Dans ce volume, comme dans les sept précédents, l’auteur revendique une critique subjective de créations plastiques de notre temps. Mais qu’est-ce que cela veut dire et n’y a-t-il pas, dans cette volonté un risque d’arbitraire qui pourrait dénaturer ou trahir les œuvres et la démarche de leurs auteurs ? Roland Barthes qui, dans le domaine littéraire, développait une approche similaire, nous éclaire sur ce point : « Le rapport de la critique à l’œuvre est celui d’un sens à une forme. Le critique ne peut prétendre traduire l’œuvre, notamment en plus clair, car il n’y a rien de plus clair que l’œuvre. Ce qu’il peut c’est engendrer un certain sens en le dérivant d’une forme qui est l’œuvre. »
         Les textes réunis dans ce volume résultent de la mise en œuvre d’une subjectivité systématisée et cultivée que l’auteur oppose aux discours formatés que l’on subit ad nauseam, ces innombrables critiques se voulant objectives, mais qui oubliant trop souvent tout, y compris l’œuvre, se réfèrent à des modèles qui, à force d’être ressassés et resservis à toutes les sauces, ont perdu toute pertinence et toute saveur. Ce sont donc des produits de langage, mais qui résultent d’un rapport presque amoureux – sensuel en tout cas – entre le critique et les œuvres, à la façon dont Barthes l’écrivait : « Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. » Ce qui est donc donné à lire ici, ce sont les effets de ces frottements de peau à peau entre deux subjectivités : celle du créateur et celle du critique…



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Espace d’art
Chaillioux Fresnes 94


L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 est un équipement communal de la ville de Fresnes hébergé dans le bâtiment qui accueille aussi l’école d’art(s) municipale. Il a vocation de présenter toutes les formes d’expression plastique contemporaine : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance… Il organise de 4 à 6 expositions annuelles, dans chacun de ses deux espaces.

L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 attache une importance essentielle à la médiation auprès de tous les publics, scolaires notamment, de Fresnes et du Val-de-Marne, en organisant des événements, conférences et visites commentées à destination de ces publics.

La programmation de l’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 et la promotion des événements qui y sont organisés sont assurés bénévolement par un comité consultatif composé comme suit :



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Charlotte Puertas
Journal de la Shéhé


Les œuvres de Charlotte Puertas sont peuplées de fantômes. Ceux de son enfance. Ceux de ses questionnements de créatrice. Ceux de son angoisse de participer à un monde dont elle a du mal à partager les non-valeurs. Artiste polymorphe, également à l’aise dans l’écriture, le dessin, la peinture, la céramique et la vidéo, elle fonde son travail sur des superpositions et des métamorphoses d’images, pratique qui s’enracine dans son expérience vidéographique.
     Son Journal de la Shéhé, rédigé comme un journal intime et illustré de ses visions du moment, est largement autobiographique. On peut y voir un moyen d’exorciser des visions qui la hantent, mais, tout ceci, sans narcissisme ni égotisme. Ce qu’elle écrit et dessine présente un caractère universel dans lequel tout lecteur attentif, comme dans un miroir aux reflets incertains, trouvera de quoi se remettre lui-même en question.



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Louis Doucet
Rhizomes – Pour en finir avec le roman


On raconte que les mourants, dans les ultimes instants de leur vie, revoient, en quelques secondes, les faits marquants de leur existence. Léonard, le héros de ce roman, meurt donc tous les matins, en attendant sa rame de métro, à la station Charles-De-Gaulle-Étoile.
     Rhizomes prend le contrepied de la forme romanesque traditionnelle, tout en respectant strictement la règle classique des trois unités : lieu, temps et action.
     Dans cette rêverie éveillée de quatre minutes, l’auteur essaie de retranscrire le foisonnement incontrôlé d’une pensée libérée de toute contrainte. Les images et les idées jaillissent, bourgeonnent, s’effacent, resurgissent, se télescopent… Elles prennent racine et se nourrissent dans le terreau fertile des souvenirs et de l’inconscient.
     Louis Doucet signe ici son premier roman. Tentative de sabotage d’un genre qu’il abhorre ou réduction de la forme à ses rouages essentiels ? Le lecteur en jugera…



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