Actualités   




In memoriam Olivier de Coux
1968-2018


Olivier de Coux nous a quittés le 30 mars 2018. C’était un grand sculp­teur doublé d’un hom­me de cœur, chaleureux et enjoué, qui nous a caché la maladie fatale qui le rongeait jusqu’à la dernière minute.
     Son travail, largement re­connu en Belgique, n’a pas encore trouvé la place qu’il mérite auprès du public français.



  Plus d’informations…   



Espace d’art
Chaillioux Fresnes 94


L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 est un équipement communal de la ville de Fresnes hébergé dans le bâtiment qui accueille aussi l’école d’art(s) municipale. Il a vocation de présenter toutes les formes d’expression plastique contemporaine : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance… Il organise de 4 à 6 expositions annuelles, dans chacun de ses deux espaces.

L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 attache une importance essentielle à la médiation auprès de tous les publics, scolaires notamment, de Fresnes et du Val-de-Marne, en organisant des événements, conférences et visites commentées à destination de ces publics.

La programmation de l’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 et la promotion des événements qui y sont organisés sont assurés bénévolement par un comité consultatif composé comme suit :



  Plus d’informations…   



macparis printemps 2018
22.05.18>27.05.18


Pourquoi continuer ?
La question ne manque pas de pertinence et, il faut l’avouer, les organisateurs de macparis se la posent de temps à autre. Et, chaque fois, trois familles de raisons pour poursuivre leur action s’imposent à eux.
     Tout d’abord, continuer à affirmer la place fondamentale des arts plastiques dans notre environnement culturel où la parole publique sur la création artistique se concentre – voire se limite – aux arts vivants et au cinéma. Si l’on jette un coup d’œil rétrospectif vers les siècles passés, ce sont la peinture, la sculpture et l’architecture qui viennent immédiatement à l’esprit pour caractériser la culture de ces temps révolus. La littérature et la musique leur semblent soumises. Il n’y a aucune raison qu’il n’en soit pas de même quand nos arrière-petits-enfants regarderont vers le premier quart du XXI siècle.
     Ensuite, pour les artistes plasticiens, leur permettre – chose de plus en plus rare et difficile – de présenter leur travail au public le plus large. Les salons historiques remplissent aussi cette fonction mais en limitant, le plus souvent, le nombre d’œuvres exposées à une pièce par artiste. Depuis quelques années, certaines manifestations commerciales se sont aussi inspirées du modèle de macparis mais l’absence de sélection, le coût de participation élevé et l’accent mis sur la seule rentabilité économique pour les organisateurs en font des expériences douloureuses et néfastes pour les exposants de qualité, dont les œuvres voisinent avec des productions qui relèvent de la pratique amateur ou de l’artisanat.
     Enfin, pour les visiteurs, convaincus ou néophytes, marteler sans relâche, démontrer et mettre en évidence que les arts plastiques constituent un admirable moyen pour cultiver la diversité culturelle et intellectuelle, pour encourager la compréhension mutuelle et la tolérance, pour développer l’individu, pour échapper au carcan de la pensée unique et de la langue de bois, pour permettre une véritable intégration sociale par le haut…



  Plus d’informations…   



Dessins I
18.09.18>27.10.18


[…]
En ce début de XXIe siècle, le dessin a définitivement gagné un statut de mode d’expression artistique autonome. La présente exposition se propose de faire le point sur quelques pratiques du dessin contemporain, en mettant en lumière leurs diversités, dépassant le cadre bidimensionnel de la feuille de papier pour se développer dans l’espace et dans le temps. Les productions des dix artistes retenus n’épuiseront pas le sujet. C’est la raison pour laquelle le chiffre romain I est accolé au titre de l’exposition, annonçant d’autres manifestations sur ce thème dans les années à venir.



  Plus d’informations…   



Dessin:
violences et passions du papier


Cette exposition, conçue en 2014, en collaboration avec Philippe Bétrancourt, de L’H du Siège à Valenciennes, n’a jamais trouvé de lieu pour l’accueillir en France. Elle sera présentée, dans la Gallery 604 à Busan, en Corée, en mai-juin 2018.
     Cinq artistes – trois Français et deux Belges – ont été sélectionnés pour leurs pratiques transgressives à l’encontre du papier. Ils partagent aussi un certain nombre de points communs. Tout d’abord, leur démarche est encadrée par un processus rigoureux, souvent complexe, toujours précis, prenant parfois la forme d’un rituel, qui implique, le plus souvent, un corps à corps de l’artiste avec son œuvre. Ce processus est long, patient, s’appuyant sur un outillage spécifique et une succession immuable d’étapes prédéfinies. Il est souvent corporel et engage, de façon consciente ou non, une identification fusionnelle de l’artiste avec son support. Mais la technique d’élaboration, aussi complexe soit-elle, disparaît derrière l’œuvre réalisée : il n’est aucun besoin de comprendre la méthode de réalisation pour en apprécier les qualités formelles et plastiques. Enfin, une violence, latente ou exprimée, nourrit le geste générateur de l’œuvre mais reste toujours contenue et sous le contrôle de l’artiste, du moins dans la phase terminale du processus.



  Plus d’informations…   



Charlotte Puertas
Journal de la Shéhé


Les œuvres de Charlotte Puertas sont peuplées de fantômes. Ceux de son enfance. Ceux de ses questionnements de créatrice. Ceux de son angoisse de participer à un monde dont elle a du mal à partager les non-valeurs. Artiste polymorphe, également à l’aise dans l’écriture, le dessin, la peinture, la céramique et la vidéo, elle fonde son travail sur des superpositions et des métamorphoses d’images, pratique qui s’enracine dans son expérience vidéographique.
     Son Journal de la Shéhé, rédigé comme un journal intime et illustré de ses visions du moment, est largement autobiographique. On peut y voir un moyen d’exorciser des visions qui la hantent, mais, tout ceci, sans narcissisme ni égotisme. Ce qu’elle écrit et dessine présente un caractère universel dans lequel tout lecteur attentif, comme dans un miroir aux reflets incertains, trouvera de quoi se remettre lui-même en question.



  Plus d’informations…   



Louis Doucet
Subjectiles VII – Essais critiques


Les temps sont durs pour les artistes plasticiens. Aux habituelles difficultés pour montrer leur travail se superposent, désormais, depuis quel­ques années, des manifestations de haine qui peuvent aller jusqu’à se traduire en sévices à l’encontre des créateurs ou de leurs œuvres.
     La passivité, l’égoïsme et/ou la lâcheté des personnes plus éduquées ou simplement sensibles à la création fait le reste… Il y a 2 400 ans, Thucydide, citoyen de la première démocratie de l’Histoire, protestait déjà : « Telle est la négligence que l’on apporte en général à rechercher la vérité, à laquelle on préfère les idées toutes faites. » Et, contre cette dangereuse paresse intellectuelle, il ajoutait : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Rien de nouveau sous le soleil, donc… Le problème est bien posé par le fondateur de la discipline historique. L’enjeu est celui de la liberté… De la liberté individuelle et collective.
     Les textes réunis dans ce septième volume d’essais critiques ont, comme les précédents, été écrits pour défendre cette liberté de créer et se battre afin de donner la possibilité, pour le plus grand nombre, d’accéder aux créations plastiques. Quel paradoxe, en effet, que celui de notre société qui tolère, favorise ou encourage une production artistique riche et diversifiée mais, dans le même moment, fait tout pour qu’elle ne soit pas montrée au grand public…



  Plus d’informations…   



Louis Doucet
Rhizomes – Pour en finir avec le roman


On raconte que les mourants, dans les ultimes instants de leur vie, revoient, en quelques secondes, les faits marquants de leur existence. Léonard, le héros de ce roman, meurt donc tous les matins, en attendant sa rame de métro, à la station Charles-De-Gaulle-Étoile.
     Rhizomes prend le contrepied de la forme romanesque traditionnelle, tout en respectant strictement la règle classique des trois unités : lieu, temps et action.
     Dans cette rêverie éveillée de quatre minutes, l’auteur essaie de retranscrire le foisonnement incontrôlé d’une pensée libérée de toute contrainte. Les images et les idées jaillissent, bourgeonnent, s’effacent, resurgissent, se télescopent… Elles prennent racine et se nourrissent dans le terreau fertile des souvenirs et de l’inconscient.
     Louis Doucet signe ici son premier roman. Tentative de sabotage d’un genre qu’il abhorre ou réduction de la forme à ses rouages essentiels ? Le lecteur en jugera…



  Plus d’informations…