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Dilution
16.05.24>20.07.24


Les habitués de nos expositions auront peut-être remarqué que, pour celle-ci, les exposant(e)s ne sont pas présenté(e)s dans l’ordre alphabétique de leur nom. Ce n’est pas un hasard. C’est le propos même de cet accrochage que de montrer, à travers les œuvres de six peintres, comment l’image réaliste et la forme immédiatement reconnaissable peuvent se diluer – se dissoudre – au profit de propos qui ne perdent rien de leur pertinence ni de leur acuité.

Chez Flo Jaouen, une narration rigoureusement figurative requiert un processus d’implication du spectateur dans la lecture de l’œuvre. Pour Alexandre Petrovski Darmon, les corps humains, toujours lisibles, s’hybrident avec une végétation envahissante et nostalgique, tandis que, chez Jaky La Brune, ils se muent en animaux monstrueux, images des conflits internes de l’artiste. Chez Jean-Marc Trimouille, la réalité d’une nature luxuriante se dissout dans des formes qui évoquent les travaux des impressionnistes. Marie Pernet pousse encore plus loin ce travail d’abstraction en éliminant tout détail réaliste pour ne laisser subsister qu’une atmosphère générale chaleureuse et ludique. Enfin, Vogel Apacheta raconte des histoires à lectures multiples sans recourir au moindre élément figuratif immédiatement identifiable.



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Évasion
14.09.24>21.12.24


Dans cette nouvelle exposition, la dernière de l’année 2024, nous vous proposons de vous évader… Dans les différents sens répertoriés de ce verbe : s’échapper d’un lieu ou d’un environnement où l’on était tenu enfermé, prisonnier ; quitter discrètement un lieu sans éveiller l’attention ; s’échapper ou se dégager, physiquement, par la pensée, par le rêve ou par l’imagination, d’un lieu ; fuir une réalité trop pénible, astreignante ; disparaître, se dissiper

Les visiteurs sont ainsi invités à pratiquer ou à expérimenter l’évasion par le rêve et la délivrance de la pesanteur chez Stéphane Dauthuille, à éprouver la perméabilité de cages ouvertes pour des emprisonnements librement consentis ou à revivre le fantasme du vol d’Icare d’un jeune immigré clandestin chez Valerio Fasciani, à se rappeler l’horreur des camps de concentration et de leurs chaînes enfin brisées ou à éprouver la liberté des grands espaces marins chez le collectif Rés(O)nan¬ces, à prendre part aux rituels d’un exorcisme libératoire de ses visions du passé et du présent chez Charlotte Puertas, à se projeter dans l’actualité et dans le futur d’un monde soumis aux effets du dérèglement climatique chez Dorian Étienne, à l’évasive et vacillante navigation entre macrocosme et microcosme chez Élisabeth Straubhaar.



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macparis automne 2024
12.11.24>17.11.24


Quarante ans…
En 1984, ✝Concha Bene­dito créait l’association MAC 2000 une structure qu’elle jugeait plus opérationnelle et plus en prise avec la réalité de ce qui se faisait dans les ateliers des plasticiens que le Salon de la Jeune Peinture dont elle était un des piliers. En décembre 1985, la première manifestation se tenait sur les mezzanines du Grand Palais. L’objectif était de donner à une centaine de plasticien(ne)s l’opportunité de montrer leur travail dans des conditions optimales, avec la possibilité, au-delà de ventes, de trouver des débouchés pour leur travail : galerie, centre d’art, mécène, collectionneur…
     Après avoir quitté son berceau d’origine, transité par le quai Branly, la gare d’Auteuil, l’Espace Champerret et, depuis 2016, le splendide écrin du Bastille Design Center, et changé de nom pour devenir macparis, l’aventure continue…
     Ce sont, depuis son installation boulevard Richard-Lenoir, deux sessions annuelles, une au printemps et l’autre à l’automne, rassemblant chacune une vingtaine d’exposants sélectionnés parmi plusieurs centaines de dossiers de candidature reçus. Chacun des heureux élus à fait l’objet d’une visite de son atelier pour s’assurer que son travail répond bien à nos critères, parmi lesquels le plus important – et le plus discriminant – est l’existence de ce sens qui manque si souvent à ce qui nous est donné à voir dans les produits d’une mode éphémère, surmédiatisée. qsqs



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Louis Doucet
Subjectiles XI – Essais critiques


Les textes figurant dans ce onzième volume ont été écrits suite à la découverte – souvent longue, quelquefois fulgurante – d’une plasticienne ou d’un plasticien et de sa production. Dans la plupart des cas, ils ont été rédigés à l’insu des intéressé(e)s puis soumis à leur approbation avant de leur être offerts pour qu’elles ou ils en usent comme bon leur semble.
      Partiales, passionnées et politiques, telles sont les spécificités, expressément requises par Baudelaire, de ces contributions, aux antipodes de toute velléité publicitaire ou promotionnelle. Elles peuvent prêter à controverses, susciter des réactions divergentes de celles de leur auteur, alimenter la polémique… Tant mieux… C’est un objectif clairement assumé : faire que le lecteur, devenu regardeur actif des œuvres prenne position, s’exprime, fasse fonctionner sa sensibilité et son jugement propres, échappe à ce conditionnement institutionnalisé, au consensuel mou mais politiquement correct, au prêt-à-penser, qui sclérosent et stérilisent nos capacités de discernement.
      Car, en matière d’art, comme dans la plupart des domaines, il ne faut craindre que cette forme de politesse qu’est l’indifférence organisée, comme la définissait Paul Valéry, un poison mortel pour la création, beaucoup plus cruelle pour les esprits novateurs que les huées ou l’hostilité. Georg Christoph Lichtenberg le soulignait déjà : « Là où la modération est une erreur, l’indifférence est un crime. »
      Ne soyons pas indifférents…



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Espace d’art
Chaillioux Fresnes 94



L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 est un équipement communal de la ville de Fresnes hébergé dans le bâtiment qui accueille aussi l’école d’art(s) municipale.
     Il doit son nom à la famille Chaillioux, qui a joué un rôle important dans la vie de Fresnes et, plus spécifiquement à Laurence Chaillioux qui a légué, en 1987, des biens immobiliers à la ville pour l’ouverture d’un musée ou d’un centre d’art.
     Il a ouvert, dans sa forme actuelle, en avril 2018.
     Sa gestion est assurée par la commune de Fresnes.
     L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 a vocation de présenter toutes les formes d’expression plastique contemporaine : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo, installation, performance… Il organise de 4 à 6 expositions annuelles.
     L’Espace d’art Chaillioux Fresnes 94 attache une importance essentielle à la médiation auprès de tous les publics, scolaires notamment, de Fresnes et du Val-de-Marne, en organisant des événements, conférences et visites commentées à destination de ces publics.
     Le commissariat des expositions est assuré bénévolement par Hervé Bourdin, artiste plasticien fresnois, président de mac2000, Annick Doucet, bénévole dans une association pour la promotion de la création plastique contemporaine, et par Louis Doucet, membre de C-E-A (Commissaires d’Exposition Associés) / Association française des commissaires d’exposition, président de Cynorrhodon – FALDAC.



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